« Je ne vends pas de voitures, j'accompagne ceux qui les achètent. » Cette phrase, je la répète depuis le premier jour. Mais une conviction ne suffit pas : encore faut-il que le mode de rémunération la traduise vraiment. C'est le sujet de cet article : comment je calcule mes honoraires, et pourquoi ce calcul ne dépend jamais du résultat de la négociation.
Le problème classique
La plupart des intermédiaires qui se rémunèrent en pourcentage du prix d'achat appliquent ce pourcentage au prix réellement payé, une fois la négociation terminée. Sur le papier, ça semble logique. Dans les faits, ça crée un problème structurel.
Si mes honoraires sont calculés sur le prix final négocié, alors plus je négocie fort pour vous, plus le prix baisse — et plus mes propres honoraires baissent avec lui. Autrement dit : j'aurais un intérêt financier direct à moins bien négocier. C'est exactement le genre de contradiction que je refuse d'avoir dans mon activité.
Un mode de calcul qui pénalise la négociation n'est pas un détail technique. C'est un désalignement d'intérêt.
Le principe retenu chez Auto Acquisitions
Mes honoraires s'appliquent à un prix de référence documenté — pas au prix réellement payé. Ce prix de référence est fixé une fois qu'un véhicule concret a été identifié, avant le début de la négociation. Une fois fixé, il ne bouge plus, et mes honoraires non plus :
- si le prix négocié est plus bas que la référence, vous gardez l'intégralité de l'écart ;
- si le prix négocié est plus haut, mes honoraires restent identiques — jamais recalculés à la hausse.
Le budget indicatif que vous me donnez au premier échange n'entre jamais dans ce calcul : il sert uniquement de cahier des charges, pour cadrer la recherche. Le prix de référence, lui, ne se fixe qu'une fois un véhicule réel identifié et documenté.
Comment ce prix de référence est fixé
Concrètement, ce prix de référence s'appuie sur plusieurs véhicules réellement identifiés, conformes à votre cahier des charges, avec une annonce datée ou un prix vendeur confirmé par écrit — pas une estimation abstraite ni une moyenne de marché théorique. Le détail exact de la méthode de calcul, je préfère le garder pour l'échange avec chaque client plutôt que de le détailler publiquement ici.
Ce prix de référence et le montant des honoraires qui en découle sont ensuite formalisés par écrit — avenant au mandat ou confirmation par email — et validés expressément par vous avant que la négociation ne commence. Rien n'est fixé dans votre dos.
Ce que ça change concrètement pour vous
Ce mécanisme a une conséquence directe : j'ai le même intérêt que vous à négocier le prix le plus bas possible. Chaque euro gagné en négociation reste dans votre poche, pas dans la mienne. Ce n'est plus une posture déclarative — c'est une mécanique de calcul qui l'impose.
Ce principe s'applique de la même façon quel que soit le modèle recherché — que ce soit pour une Porsche 911 Turbo S ou tout autre véhicule de prestige.
Aucune commission vendeur, dans aucun scénario
Le prix de référence règle l'alignement d'intérêt côté acheteur. Il reste un deuxième pilier, tout aussi non négociable : je n'accepte aucune commission, rétrocession ou avantage de la part des vendeurs, concessionnaires ou intermédiaires impliqués dans la transaction. Ma rémunération provient exclusivement des honoraires que vous me versez — jamais d'un tiers qui aurait intérêt à ce que vous payiez plus cher.
Conclusion
Un accompagnement indépendant ne se décrète pas, il se construit dans le détail du mode de rémunération. Le prix de référence n'est pas un argument marketing : c'est la réponse concrète à une question que je me suis posée moi-même avant de me la poser publiquement — qu'est-ce qui garantit que je travaille vraiment pour vous, et pas seulement pour conclure une transaction ?
Vous voulez comprendre en détail comment ce mécanisme s'appliquerait à votre projet ?
Parlons de votre projet